Le ventre noué et la tête qui s’emplie de souvenirs. Bons et mauvais. Mauvais surtout. La suffocation arrive petit à petit. Et puis bon, il faut quand même le faire. Pénétrer dans cet apartement et le faire. Ca ne peut être qu’une bonne chose. Tu sais, prendre les objets et les enfouir au plus profond. Là où ils seront désormais, se ne sera plus jamais comme ça a pu l’être ici, et peut être, que ces satanés souvenirs pourront se faire la malle à leur tour aussi. Même au fond de moi même, j’en doute. C’est dur, très dur. Tu en prends un entre les mains et tu as l’impression de faire un bon de quelques mois en arrière. Comme dans ces films de science fiction toujours trop surfait. Il ne manquerait plus qu’une ballade à guitare sèche trop clichée, et on y serait presque. Et puis, tu reviens à la réalité et tu prends conscience que non, cette page n’est pas tournée. Pas encore.